{"id":2359,"date":"2017-02-01T12:35:31","date_gmt":"2017-02-01T11:35:31","guid":{"rendered":"http:\/\/francoiscorbier.com\/corbier\/?p=2359"},"modified":"2017-02-21T12:37:27","modified_gmt":"2017-02-21T11:37:27","slug":"mon-cher-journal-24","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/francoiscorbier.com\/corbier\/2017\/02\/01\/mon-cher-journal-24\/","title":{"rendered":"Mon cher journal"},"content":{"rendered":"<p>[vc_row css_animation=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb row_type=\u00a0\u00bbrow\u00a0\u00bb use_row_as_full_screen_section=\u00a0\u00bbno\u00a0\u00bb type=\u00a0\u00bbfull_width\u00a0\u00bb text_align=\u00a0\u00bbleft\u00a0\u00bb video=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb box_shadow_on_row=\u00a0\u00bbno\u00a0\u00bb][vc_column][no_custom_font font_family=\u00a0\u00bblato\u00a0\u00bb font_size=\u00a0\u00bb18&Prime; line_height=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb font_style=\u00a0\u00bbnormal\u00a0\u00bb text_align=\u00a0\u00bbleft\u00a0\u00bb font_weight=\u00a0\u00bb700&Prime; text_decoration=\u00a0\u00bbnone\u00a0\u00bb text_transform=\u00a0\u00bbuppercase\u00a0\u00bb text_shadow=\u00a0\u00bbno\u00a0\u00bb show_in_border_box=\u00a0\u00bbno\u00a0\u00bb color=\u00a0\u00bb#b72626&Prime;]<\/p>\n<h4><span style=\"color: #b72626;\">1er f\u00e9vrier<\/span><\/h4>\n<p>[\/no_custom_font][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb15px\u00a0\u00bb image_repeat=\u00a0\u00bbno-repeat\u00a0\u00bb][\/vc_column][\/vc_row][vc_row css_animation=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb row_type=\u00a0\u00bbrow\u00a0\u00bb use_row_as_full_screen_section=\u00a0\u00bbno\u00a0\u00bb type=\u00a0\u00bbfull_width\u00a0\u00bb text_align=\u00a0\u00bbleft\u00a0\u00bb video=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb box_shadow_on_row=\u00a0\u00bbno\u00a0\u00bb][vc_column width=\u00a0\u00bb2\/3&Prime;][vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce matin le ciel \u00e9tait bleu, le soleil radieux, pour un peu je me serais cru dans une chanson d\u2019amour. J\u2019avais le nez en l\u2019air. La rue sentait bon. Les fleurettes des balcons offraient le meilleur de leurs p\u00e9tales. Dans leurs cages, de ravissants ins\u00e9parables gazouillaient. Les charmants commer\u00e7ants, sous leur coiffe de m\u00e9tier et dans leur tablier \u00e9clatant, en me voyant approcher y allaient d\u2019un mot gentil, d\u2019un clin d\u2019\u0153il complice, certains s\u2019inqui\u00e9tant de ma sant\u00e9, et tous, sans la moindre exception, m\u2019offrant un sonore et franc bonjour qui refl\u00e9tait l\u2019humanit\u00e9 dans ce qu\u2019elle a de plus beau, de plus riche et de plus confraternel. L\u2019arc-en-ciel, si rare ici en cette saison, s\u2019\u00e9tendait entre l\u2019\u00e9glise et la mairie en survolant la mosqu\u00e9e et la synagogue. Seigneur, cette fois tout \u00e9tait parfait. Chapeau ! Des nu\u00e9es de colombes voletaient au dessus des toits roses, et de somptueuses plantes grimpantes aux feuilles alertes et bleut\u00e9es jaillissaient d\u2019entre les pav\u00e9s disjoints de la vieille cit\u00e9 pour fuser vers le ciel. De jeunes mamans au ventre gorg\u00e9 d\u2019amour passaient au milieu des rues sans voitures, et les enfants bruns, blonds et roux jouaient autour des fontaines d\u2019eau fra\u00eeche et p\u00e9tillante o\u00f9 d\u2019aimables ouvriers moustachus venaient remplir leur gourde m\u00e9tallique, qu\u2019ils accrochaient \u00e0 leur salopette immacul\u00e9e en se dirigeant, joyeux, vers les usines claires et silencieuses pour y accomplir une t\u00e2che \u00e9panouissante. D\u00e9j\u00e0, venues des cieux, chantaient les cordes des violons, bient\u00f4t rejointes par les trompes et les ch\u0153urs des angelots aux joues rondes, aux ailes blanches, pures et innocentes. Je sentais \u00e0 mon cou pendre une m\u00e9daille dont le poids indiquait la raret\u00e9 de son m\u00e9tal et sa valeur. J\u2019\u00e9tais \u00e0 deux doigts de me prendre pour un personnage important ! Une figure ! Un \u00e9lu, sans doute, ou un notaire, un notable. Enfin, quelqu\u2019un d\u2019utile et de pr\u00e9cieux. Et plus j\u2019avan\u00e7ais, plus mon sourire s\u2019\u00e9panouissait. Sans doute qu\u2019il existe un mot pour d\u00e9crire ce merveilleux instant. Il se pourrait bien que ce soit le bonheur. Oui. C\u2019est \u00e7a ! J\u2019\u00e9tais heureux, et tout, absolument tout, \u00e9tait parfaitement merveilleux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n\u2019\u00e9pargna pas la semelle de mon soulier, l\u2019\u00e9tron noir et gras qu\u2019un cabot venait de perdre sur le trottoir d\u00e9fonc\u00e9 qui longe la poste ! La f\u00e9licit\u00e9, qui avait jusque-l\u00e0 dirig\u00e9 mes pas, s\u2019estompa rapidement. Brusquement, les serins s\u2019\u00e9trangl\u00e8rent, les colombes s\u2019enfuirent. Bougons, les commer\u00e7ants retourn\u00e8rent \u00e0 leurs occupations au fond de leurs sombres arri\u00e8re-boutiques que la crasse n\u2019avait pas \u00e9pargn\u00e9es. Les fleurs des balcons prirent un s\u00e9rieux coup de mou, l\u2019arc-en-ciel s\u2019effa\u00e7a. Le maire, le cur\u00e9, le rabbin et l\u2019iman se tourn\u00e8rent le dos comme les autres jours. Les pav\u00e9s disjoints d\u2019o\u00f9 s\u2019envolaient tout \u00e0 l\u2019heure vers les cieux limpides les gigantesques plantes, se referm\u00e8rent instantan\u00e9ment, tandis que les violes et les cors s\u2019\u00e9talaient en un effrayant fracas sur la t\u00eate des angelots ! Les mamans attif\u00e9es \u00e0 la va-comme-je-te-pousse tiraient leurs morveuses marmailles vers la cr\u00e8che, avant de rejoindre leurs \u00e9poux saouls de fatigue et de mauvais vin \u00e0 l\u2019usine dans le bruit, la sueur et les fum\u00e9es corrosives. Dans la seconde qui suivit, la m\u00e9daille qui pendait \u00e0 mon cou quitta l\u2019or pour un ex\u00e9crable chocolat, et la pluie vergla\u00e7ante refit son apparition. Je redevins alors l\u2019anonyme de la veille, l\u2019inutile, le triste, le vo\u00fbt\u00e9, celui auquel on n\u2019adresse plus la parole et que nulle part on n&rsquo;attend.<br \/>\nFaut pas rigoler avec le mois de janvier !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s le bureau de la poste, il y a cette longue rue qui grimpe. Ligne droite sans aucune possibilit\u00e9 de se prot\u00e9ger du vent. Les voitures fr\u00f4lent le passant. Les flaques explosent au passage des roues. Il n\u2019est pas rare d\u2019y croiser le cadavre d\u2019un chat ! Cette rue qui semble ne jamais vouloir s\u2019achever est \u00e0 coup s\u00fbr l\u2019\u0153uvre d\u2019un architecte fou. Un triste visionnaire venu ici tracer la route qui conduit aux terres infernales les \u00e2mes interdites de repos. Jamais je n\u2019y ai vu jouer un enfant. Les rares chiens qui la traversent le font en hurlant comme s\u2019ils y recevaient des coups de b\u00e2ton ou qu\u2019on leur jetait des pierres. Un riverain m\u2019a dit en avoir vu de magnifiques y p\u00e9n\u00e9trer en jouant, et en sortir quelques instants plus tard couverts de sang, le poil arrach\u00e9 et les membres bris\u00e9s. Une brigade de protection des animaux est rest\u00e9e \u00e0 guetter toute une ann\u00e9e avec des jumelles pour voir qui lan\u00e7ait des pierres. Elle ne trouva jamais rien ni personne. Les chiens entraient en parfaite sant\u00e9 et quittaient quelques instants plus tard la route avec d\u2019abominables mutilations. Il ne fait aucun doute que cette voie est maudite ! Toutes les deux ou trois ann\u00e9es, la municipalit\u00e9 est tenue d\u2019y replanter des arbres. Il suffit de quelques mois pour qu\u2019ils s\u2019\u00e9tiolent et d\u00e9p\u00e9rissent. Tous finissent comme leurs pr\u00e9d\u00e9cesseurs, racornis, sans \u00e9corce, sans jamais avoir fait la moindre feuille, la moindre fleur, le moindre fruit, et leurs racines maigres et poreuses sont incapables de porter leurs lourds troncs qui n\u2019en finissent plus de grimper, ni leurs branches fluettes. Un jour comme celui-ci, lorsque le vent souffle un peu fort, les racines semblent vouloir s\u2019en aller promener ailleurs. Elles arrachent le macadam et on s\u2019attend presque \u00e0 les voir marcher, mais ce n\u2019est qu\u2019une illusion. Les arbres malades tombent sur la chauss\u00e9e, g\u00e9n\u00e9ralement lorsqu\u2019un autocar scolaire passe. Les accidents sont chaque fois indicibles et mortels, et les blessures irr\u00e9m\u00e9diables pour les survivants !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est au bout de cette route que se situe l\u2019\u00e9picerie. D\u2019ordinaire, j\u2019\u00e9vite de me rendre dans celle-ci que pourtant de nombreuses personnes m\u2019ont d\u00e9j\u00e0 recommand\u00e9e, et je profite de ma voiture pour d\u00e9couvrir les hypers des villages du coin. Ce matin ma voiture, malgr\u00e9 le beau temps, n\u2019a pas voulu d\u00e9marrer. Il me fallait quelques fruits, des \u0153ufs et une baguette. J\u2019ai pris la route. Apr\u00e8s tout, m\u00eame si c\u2019est un peu loin et si le trajet n\u2019est gu\u00e8re engageant, \u00e7a fait une balade. C\u2019est \u00e9trange comme parfois les choses sont irrationnelles. Il faisait beau. J\u2019ai foul\u00e9 la d\u00e9jection canine, et le temps a soudain bascul\u00e9 vers la temp\u00eate. Il faut \u00e0 pr\u00e9sent que j\u2019avance. Je n\u2019ai plus d\u2019autre solution. Je suis d\u00e9j\u00e0 trop loin pour faire marche arri\u00e8re. La pluie me gifle. Le vent hurle. Allez, encore un effort ! J\u2019y serai bient\u00f4t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La fa\u00e7ade de l\u2019\u00e9picerie ne se distingue pas des autres maisons qui la cernent. S\u2019il n\u2019y avait eu le triste n\u00e9on qui clignote, je serais certainement pass\u00e9 devant sans m\u2019arr\u00eater. J\u2019ai pouss\u00e9 la porte. Je m\u2019attendais \u00e0 l\u2019entendre grincer. Il n\u2019en a rien \u00e9t\u00e9. La boutique est proprette. Les fruits sont parfaitement align\u00e9s. Calibr\u00e9s. Astiqu\u00e9s. Ce n\u2019est pas le choix qui manque. Une discr\u00e8te musique accompagne le client. L\u2019\u00e9picier est sorti de son arri\u00e8re-boutique en s\u2019essuyant les mains. J\u2019ai eu l\u2019impression que ma pr\u00e9sence le mettait mal \u00e0 l\u2019aise. Son sourire a sembl\u00e9 se figer quand il m\u2019a vu. Il a n\u00e9anmoins conserv\u00e9 son sang-froid et m\u2019a poliment demand\u00e9 ce que je voulais. J\u2019ai pass\u00e9 ma commande. Il s\u2019est absent\u00e9 quelques instants, avant de revenir avec un sac dans lequel il a d\u00e9pos\u00e9 le pain, les fruits et les \u0153ufs. J\u2019ai r\u00e9gl\u00e9 ma note. Au moment o\u00f9 j\u2019allais quitter sa boutique, il m&rsquo;a lanc\u00e9 un truc du genre : \u00ab Couvrez-vous bien, je crois que nous aurons de la pluie pour toute la journ\u00e9e ! Bonne route ! \u00bb J\u2019avais craint de rencontrer un monstre. Le bonhomme \u00e9tait tout \u00e0 fait ordinaire, \u00e0 l&rsquo;exception de la moustache rousse qui lui barrait le visage. \u00c0 droite de la porte, il y avait un miroir devant lequel je me suis arr\u00eat\u00e9. Le masque avait tr\u00e8s bien tenu. Mes cornes \u00e9taient rest\u00e9es discr\u00e8tes sous la mousse de latex. J&rsquo;ai senti mes sabots fendus s&rsquo;agiter de satisfaction au fond de mes bottines et j&rsquo;ai d\u00fb faire un effort pour ne pas l\u00e2cher un jet de gaz m\u00e9phitique.<br \/>\nJ\u2019ai repris la route \u00e0 l\u2019envers.<br \/>\nLoin devant, un chien se mit \u00e0 hurler.<br \/>\n\u00c0 mi-parcours, un camion porteur d\u2019acide s\u2019\u00e9tait renvers\u00e9 sous la pouss\u00e9e d\u2019un arbre mort.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/3&Prime;][vc_column_text]<\/p>\n<h5>Derniers extraits du Journal Secret<\/h5>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb15px\u00a0\u00bb image_repeat=\u00a0\u00bbno-repeat\u00a0\u00bb][mpc_grid_posts preset=\u00a0\u00bbmpc_preset_9&Prime; cols=\u00a0\u00bb1&Prime; gap=\u00a0\u00bb20&Prime; taxonomies=\u00a0\u00bb65&Prime; order=\u00a0\u00bbDESC\u00a0\u00bb items_number=\u00a0\u00bb3&Prime; layout=\u00a0\u00bbstyle_3&Prime; thumb_height=\u00a0\u00bb150&Prime; title_font_preset=\u00a0\u00bbmpc_preset_111&Prime; title_font_color=\u00a0\u00bb#333333&Prime; title_font_size=\u00a0\u00bb18&Prime; title_font_line_height=\u00a0\u00bb1.5&Prime; title_font_transform=\u00a0\u00bbuppercase\u00a0\u00bb title_font_align=\u00a0\u00bbleft\u00a0\u00bb hover_title_color=\u00a0\u00bb#b72626&Prime; meta_layout=\u00a0\u00bbdate\u00a0\u00bb meta_font_preset=\u00a0\u00bbmpc_preset_111&Prime; meta_font_color=\u00a0\u00bb#b72626&Prime; meta_font_size=\u00a0\u00bb14&Prime; meta_font_line_height=\u00a0\u00bb1.5&Prime; meta_font_transform=\u00a0\u00bbnone\u00a0\u00bb meta_font_align=\u00a0\u00bbleft\u00a0\u00bb meta_link_color=\u00a0\u00bb#b5b5b5&Prime; hover_meta_link_color=\u00a0\u00bb#75cdde\u00a0\u00bb date_font_preset=\u00a0\u00bbmpc_preset_111&Prime; date_font_color=\u00a0\u00bb#b72626&Prime; date_font_size=\u00a0\u00bb14&Prime; date_font_line_height=\u00a0\u00bb1.5&Prime; date_font_align=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb description_font_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb description_font_color=\u00a0\u00bb#888888&Prime; description_font_size=\u00a0\u00bb12&Prime; description_font_line_height=\u00a0\u00bb1.6&Prime; description_font_align=\u00a0\u00bbleft\u00a0\u00bb description_padding_divider=\u00a0\u00bbtrue\u00a0\u00bb description_padding_css=\u00a0\u00bbpadding-top:10px;padding-bottom:15px;\u00a0\u00bb background_color=\u00a0\u00bb#ffffff\u00a0\u00bb border_divider=\u00a0\u00bbtrue\u00a0\u00bb border_css=\u00a0\u00bbborder-top:0px;border-right:0px;border-bottom:0px;border-left:0px;border-style:solid;border-radius:0px;\u00a0\u00bb padding_divider=\u00a0\u00bbtrue\u00a0\u00bb padding_css=\u00a0\u00bbpadding-top:10%;padding-right:10%;padding-bottom:10%;padding-left:10%;\u00a0\u00bb overlay_effect=\u00a0\u00bbslide-up\u00a0\u00bb overlay_color=\u00a0\u00bbrgba(183,38,38,0.79)\u00a0\u00bb lightbox_icon_color=\u00a0\u00bb#888888&Prime; lightbox_icon_size=\u00a0\u00bb50&Prime; hover_lightbox_color=\u00a0\u00bb#75cdde\u00a0\u00bb readmore_icon_color=\u00a0\u00bb#888888&Prime; readmore_icon_size=\u00a0\u00bb50&Prime; hover_readmore_color=\u00a0\u00bb#75cdde\u00a0\u00bb overlay_icons_padding_css=\u00a0\u00bbpadding:10px;\u00a0\u00bb mpc_button__preset=\u00a0\u00bbmpc_preset_28&Prime; mpc_button__font_preset=\u00a0\u00bbmpc_preset_111&Prime; mpc_button__font_color=\u00a0\u00bb#888888&Prime; mpc_button__font_size=\u00a0\u00bb14&Prime; mpc_button__font_transform=\u00a0\u00bbuppercase\u00a0\u00bb mpc_button__title=\u00a0\u00bbLire la suite\u00a0\u00bb mpc_button__background_color=\u00a0\u00bb#f3f3f3&Prime; mpc_button__border_css=\u00a0\u00bbborder-width:0px;border-color:#75cdde;border-style:solid;border-radius:0px;\u00a0\u00bb mpc_button__padding_divider=\u00a0\u00bbtrue\u00a0\u00bb mpc_button__padding_css=\u00a0\u00bbpadding-top:10px;padding-right:15px;padding-bottom:10px;padding-left:15px;\u00a0\u00bb mpc_button__margin_divider=\u00a0\u00bbtrue\u00a0\u00bb mpc_button__margin_css=\u00a0\u00bbmargin-top:10px;\u00a0\u00bb mpc_button__hover_font_color=\u00a0\u00bb#ffffff\u00a0\u00bb mpc_button__hover_background_color=\u00a0\u00bb#b72626&Prime; mpc_button__hover_background_effect=\u00a0\u00bbslide-bottom\u00a0\u00bb mpc_pagination__preset=\u00a0\u00bbmpc_preset_11&Prime;][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce matin le ciel \u00e9tait bleu, le soleil radieux, pour un peu je me serais cru dans une chanson d\u2019amour. 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